La Colombie

 

Nous arrivions de La Havane.

 Le nouvel aéroport, immense, donne à l'arrivée l'image d'un pays dynamique en plein développement ; impression confirmée par le transmillenio, tramway moderne qui relie les différents sites de la ville. À l'évidence dans un climat  apaisé la Colombie a pris un nouveau départ. La démocratie semble vivre correctement puisque nous assisterons à Cali par un impressionnant défilé de manifestants et nous ferons expliquer par un militant qui nous remet un tract la politique sociale désastreuse du groupe Michelin (il ferme son usine dans la ville).

 

Bogotá

 J'avais conservé  d'un précédent séjour  un agréable souvenir de Bogotá .Après Cuba dont elle avait peu apprécié l'ambiance générale(j'ai un point de vue beaucoup plus nuancé) Élisabeth prend plaisir à se promener dans les rues commerçantes animées, souvent piétonnes et propices aux animations: les bateleurs et les stands se succèdent.

Après un premier hôtel moderne nous passerons deux nuits dans le quartier historique de la Candelaria. À défaut de pouvoir loger dans l'auberge de référence, la casa Platypus nous trouvons un hostal à proximité.

La Candelaria est bien préservée: les maisons anciennes sont toutes rénovées et arpenter les rues pentues révèlent d'agréables surprises.

 

Une profusion de musées.

Le musée Botero a élargi sa palette et comprend une très belle collection de peintres français de la fin du 19e et du XXe siècle. Dans le même ensemble immobilier vous trouverez le musée de numismatique et nombre d'expositions temporaires.

 Le musée de l'or reste le bijou principal de Bogotá, visité tant par les touristes que par les autochtones, il justifie un plein après-midi non seulement pour la richesse de ses collections mais aussi pour l'approche des civilisations anciennes qu'il permet au travers de textes didactiques bien documentés.

Malheureusement le plaisir de se promener dans la Candelaria est limité à la journée et même si la sécurité s'est très largement amélioré nous suivons les conseils de prudence  en ne nous éloignant guère de notre hôtel en soirée. Les plaisirs gastronomiques en sont naturellement fort amoindris(mais je ne sais s'ils existent réellement en Colombie).

 

Carthagène

Je rêvais de Carthagène des Indes. La ville ancienne, pour jolie qu'elle soit, n'a pas eu pour nous la même séduction que les villes équatoriennes.

Nous avions initialement prévu de partager notre séjour entre la partie historique et la ville moderne du bord de mer. En fait le bord de mer n'a guère d'intérêt mais nous y avons trouvé un hôtel ancien sympathique et y sommes restés tout notre séjour(cinq nuits).

Carthagène n'est pas dépourvue d'intérêt mais j'ai le sentiment qu'elle est devenue essentiellement une ville pour touristes(ce que bien sûr nous sommes pas) dans sa partie historique.

 

Monpox

Désireux de connaître une petite ville de l'intérieur nous ferons un saut à Monpox. Un jour de trajet à l'aller, un jour au retour voilà qui est très fatiguant pour découvrir Monpox, village accablé de chaleur. Certes nous y trouvons la sérénité et le calme de ses rues vantés par Gabriel Garcia Marquez, mais l'amour de sa terre natale n'est pas gage d'objectivité: ses églises et ses rares centres d' intérêt ne me paraissent pas justifier le déplacement.

 

Cali

De Carthagène nous avons pris un vol pour Cali, la ville du cartel de triste réputation il y a quelques années. Elle reste triste, seule la promenade bien aménagée le long de la rivière est agréable. La ville est singulièrement dépourvue d'intérêt. Heureusement nous séjournerons dans un hôtel confortable tenu par des suisses allemands!

 

Popayan

Classée au patrimoine de l'humanité nous ne pouvions éviter Popayan, ses nombreuses églises et ses maisons de belles architectures. Nous n'avons pas regretté cette halte sur la route de l'Équateur.

 

Nous avons hésité sur la meilleure façon de rejoindre Quito. Prendre l'avion nous obligeait à retourner sur Cali, nous avons donc préféré le bus et les découvertes qu'il permet.