Bonjour,

Nous avons retrouvé notre Bretagne, ses pluies, ses nuages et sa douce fraîcheur. Rien de comparable à ce que nous avons vécu ces derniers mois : nos pluies n'ont rien de tropicales et sont justes calibrées pour reconstituer les nappes phréatiques, les nuages évitent que nous soyons soumis à des UV trop intenses et les températures certes peu élevées n'entraîneront pas de déshydratation. Comment se fait-il donc que cet ensemble de conditions favorables ait entraîné une belle grippe à mon retour ?

 

 Le Machu Picchu

 

Il se mérite vous disais-je dans un récent courrier : un lever à trois heures du matin et un retour tardif le soir, voilà ce que doivent subir les visiteurs impromptus  qui n'ont pas effectué leur réservation des semaines à l'avance. Mais l'arrivée sur le site les récompense des efforts réalisés.

Après une dernière étape sur une route de montagne non goudronnée où les nombreux bus se croisent difficilement vous découvrirez la calme majesté et les restes forts bien conservés de la cité des Incas entre les cimes du Wayna Picchu et du Machu Picchu. Sauvage beauté et maîtrise de la nature par l'homme laissent une impression inoubliable que je peine à décrire. Les Incas avaient élaboré des constructions antisismiques, elles ont résisté au temps et témoignent aujourd'hui encore d'une civilisation avancée et sophistiquée qui ne pourra résister aux assauts des soudards espagnols. Dernier refuge des vierges du soleil le Machu Picchu saura les préserver des compagnons de Pizarro.

La cité pouvait vivre en quasi autonomie: sa zone agricole constituée de nombreuses terrasses sur les flancs de la montagne pourvoyait à la subsistance des citoyens. Les terrasses étaient conçues également pour permettre la constitution de réserves d'eau potable qui approvisionnaient les multiples fontaines de la ville.

Bien sûr je tenterai de joindre quelques photos mais je ne doute pas que vous en ayez vu de bien meilleures en parcourant la nombreuse documentation qui existe sur ce lieu.

 

Au retour nous avons rejoint une rebellion , non pas celle du Sentier lumineux qui est en voie d'extinction, mais celle des passagers du minibus privé qui nous attendait à mi-parcours. Le chauffeur dans un élan de générosité(ou de cupidité) proposa ses services à de nouveaux passagers alors que nous étions au complet et nous vîmes avec quelque inquiétude installer sur le toit bouteilles de gaz et lourds paquetages. Ces nouveaux venus n'avaient bien sûr pas de places assises et une passagère équatorienne de fort tempérament prit à partie le chauffeur s'indignant des dangers qu'il faisait courir à  tous, elle fut soutenue dans sa contestation par la grande majorité d'entre nous à tel point que le chauffeur imprudent du s'arrêter après quelques kilomètres et faire descendre ses derniers clients.

 

Le drapeau de Cusco

 

Nous étions fort surpris du nombre de drapeaux « gays » aperçus aux fenêtres des appartements, des hôtels et même des bâtiments publics. Dans un pays à la  tradition catholique bien ancrée, où la religion partout présente donne lieu à d'impressionnantes processions colorées et fleuries , où s'exprime une foi vibrante et joyeuse , je m'étonnais qu'un tel symbole fut aussi présent. Il s'accommodait  également fort mal de la croissance démographique de Cusco et les couples qui s' ébattaient sur les bancs publics ne me semblaient qu'hétérosexuels. Je fus pris d'un doute lorsqu'un soir une délégation de l'armée présenta les armes devant ce drapeau et l'explication vînt  donnée par  un guide soucieux  de la réputation de sa ville : ces couleurs sont les couleurs historiques de Cusco.

 

Lima

 

Nous avions lu des commentaires assez négatifs sur la ville. Elle nous a fort agréablement surpris.

 Lima est une ville immense, les différents quartiers sont séparés par de longues distances et le taxi se révèle souvent le mode de transport le plus simple.

Nous avions opté pour un hôtel à Miraflores, quartier moderne, à proximité du bord de mer. Il est rare dans une capitale d'Amérique latine de pouvoir longuement se promener sans risque comme nous l'avons fait ici, pour rejoindre  Barranco l'un des plus vieux barrios. Le soir nous rentrions des restaurants en terrasse de la place centrale sans inquiétude(ils servent de délicieux poissons).

Le quartier historique mérite bien plus de temps que la demi-journée que nous y avons passée: parfaitement rénové et entretenu vous y trouverez beaux bâtiments coloniaux et rues piétonnes. Il témoigne aussi de la richesse actuelle de ce pays émergeant, le développement du Pérou est en effet surprenant mais les différences restent fortes entre la province et la capitale ,Cusco malgré l'apport du tourisme apparaît bien plus pauvre. La carte électorale est d'ailleurs frappante: Lima est la seule région à avoir donné la majorité à la droite alors que l'ensemble de la province a permis l'élection du président indigène actuel,Ollanta Humala(le guerrier qui voit tout)

Nous regretterons de n'être pas restés plus longtemps dans cette ville.

 

Nos prochaines étapes seront européennes, l'Europe du Nord et les fjords norvégiens vraisemblablement puis bien sûr  les îles grecques en scooter.

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Dans les rues de Cusco                                                        Le drapeau  

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 Une maison de Barranco

Ce sera la derniere photo ce soir,le systeme refuse d'aller au delà,je n'aurais pu percer son mystère jusqu'à la fin.

Au revoir