Bonjour,

le dernier jour de notre croisière nous laissera un souvenir désagréable : alors que nous nous promenions à proximité du centre historique de Montevideo Élisabeth s'est fait arracher l'appareil photo qu'elle tenait en main, un cri, je me retourne, me lance à la poursuite du voleur, vaine tentative d'héroïsme ma vitesse de pointe est largement inférieure à la sienne. Puis avant de remonter sur le bateau nous nous arrêtons dans un restaurant d'apparence sympathique pour goûter la cuisine uruguayenne, il accepte un paiement en dollars ou en pesos argentins, je paie ,mais mon réflexe de banquier revient avant de quitter l'établissement :je constate que le prix convertit est le double du prix en monnaie locale! Devant ma protestation ils m'ont rendu sans sourciller la différence.

 

La main de Dieu

je n'ai pu la serrer, j'avais quitté Buenos Aires avant l'élection.

 

Les amis argentins

 

Jolie ville que cette ville italienne et sans doute pour cela. Il faut quitter les vastes boulevards et pénétrer dans les ruelles, dans les rues piétonnes des vieux quartiers, dans les passages, chez les antiquaires et dans les bars au style d'autrefois.

 

Mais nous venions aussi à Buenos Aires pour rencontrer des amis. Joël avait averti de notre passage plusieurs de ses proches argentins et nous avions reçu de multiples invitations que nous n'avons pu toutes honorer. Pachi et Tito bien sûr. Tito ancien de l'école des ponts à Paris parle un français parfait et s'occupe aujourd'hui de la régulation des médicaments,Pachi enseigne l'art moderne à l'université. Ils nous ont fait découvrir l'une des tables les plus prisée de la capitale. Je les ai sentis très distants vis-à-vis de leur présidente actuelle, loin du péronisme de gauche dont se réclamaient  d'autres membres de la famille dans les temps passés. Mais comment peut-on donc se dire péroniste et de gauche quand on connaît l'attitude du général à l'égard de sa gauche! 

Le lendemain, à notre tour nous avons invité Pachi à nous accompagner dans le delta du Tigre et à déjeuner à El Gato Blanco, une adresse qu'elle ne connaissait pas et que je vous recommande vivement, le cadre est magnifique et la cuisine excellente.

( à ne pas confondre avec El Gato Negro à Burano de bien moindre qualité)

 

Le soir nous étions invités dans la banlieue à dîner chez Anne Morel et Dante Caputo. Une superbe maison pleine de livres et de disques. Je ne les avais jamais rencontrés, le nom de Dante ne m'était pas inconnu mais je le situais parmi les experts en relations sociales. En fait il fut pendant six ans ministre des affaires étrangères d'Alfonsin dans le premier gouvernement démocratique d' après dictature, puis chargé de nombreuses missions par l'ONU et par l'OEA, il vient de terminer sa carrière après un séjour de sept ans à Washington.

Parfait francophone  il se fit un plaisir de nous donner son opinion sur ses homologues français croisés au cours de sa carrière. Opposant déterminé de Madame Chrisner il se prépare une retraite active en conservant une activité de journaliste mais il partagera son temps entre Toulouse ou Anne et lui viennent d'acheter un appartement et l'Argentine. Nous nous sommes trouvés une passion commune : le scooter, moyen idéal pour visiter le sud-ouest. J'espère avoir convaincu Dante d'acheter un X10, mais il viendra auparavant tester mon X9.

 

Les chutes d'Iguazu

Pour le long trajet  de Buenos Aires à Iguazu nous avons opté pour un voyage en "cama", les cars couchettes confortables d'Argentine, qui nous permettaient d'apprécier les paysages.

Les chutes figurent parmi les merveilles du monde et leur réputation est méritée. Quelle splendeur cette vaste étendue d'eau qui se divise en torrents multiples chevauchant des failles profondes! Un magnifique spectacle au coeur d'une forêt tropicale.

Les Argentins ont parfaitement mis en valeur leur site et nous pouvons approcher au plus près des cascades grâce à un réseau dense de passerelles. Nous passons des heures à nous promener sur les nombreux sentiers d'Iguazu.

Par contre, côté brésilien, la ville de Foz de Iguazu  ne nous inspire guère et après un bref arrêt nous décidons de nous rendre à l'aéroport et de prendre un billet pour Manaus ou nous atterrirons dans la nuit.

 Manaus

Nous voici dans la ville "de toutes les nostalgies"pour reprendre la formule de Dos Passos. Elle décrit parfaitement l'atmosphère de cette ville, l'une de mes préférées. Pleine de vie, colorée, diverse, ancrée dans le passé avec ses vieux  immeubles au charme suranné, souvent décrépis, son théâtre, son port et ses marchés où s'active une foule bigarrée, mais aussi ville moderne  bien reconvertie après le déclin du caoutchouc, elle abrite aujourd'hui  des établissements industriels et attire de nombreux travailleurs. 

Un séjour à Manaus ne se conçoit pas sans passer quelques jours  dans un lodge en forêt. Nous y serons demain.

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L'hommage à Chavez

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Le theatre de Manaus