Après avoir quitté Adélaïde nous découvrons une autre Australie : de nouveaux paysages, un climat plus à notre goût et des hôtels confortables dans des sites magnifiques.
A la sortie de la ville nous optons pour la route côtière dans un premier temps et trouvons au bord du lac Albert un motel  archaïque mais dont les chambres dotées de larges baies vitrées donnent directement sur le lac où passent pélicans et aigrettes.

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Les Grampians
La route jusqu'à Mont Gambier ne présente pas d'intérêt majeur et nous abandonnons la mer pour la montagne,une première dans ce voyage. Il faut dire que la consonance écossaise des Grampians ne peuvent que me séduire : nous passons par Dunkeld (certes sans la cathédrale et les mariages en kilt au son des cornemuses) avant de rejoindre la petite ville touristique de Halls Gap au coeur de hautes collines boisées et de paysages somptueux; à l'écart de la ville, si tant est que l'on puisse appeler ville un  village de 200-300 habitants, un hôtel de la "Golden Chain"(une référence pour les futurs voyageurs) nous offre un hébergement parfait dans ce cadre de montagne et nous retenons la proposition  du patron d'utiliser le barbecue(en France nous n'avons pas cette habitude). Ici les kangourous s'amusent à regarder les touristes . Rayonner autour de cette station permet de découvrir des cascades, des cirques et des formations rocheuses que nous n'avions pas rencontré jusqu'à présent en Australie.

 

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Kangourou contemplant deux beaux spécimens de         La côte des naufrages

touristes en tentant de cacher sa nudité

La Great Ocean Road
Mais l' attrait de la Great Océan Road nous amène à rejoindre la côte, sa réputation n'est pas usurpée : une très belle route qui permet des escapades dans les forêts d'eucalyptus peuplées de Koalas.

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 Cette côte fut pire que celle du pays Pagan pour les navigateurs: les naufrages y furent nombreux au cours du 19e et nombre de bâtiments anglais y sombrèrent mais ici point de naufrageurs la cause en était naturelle: hautes falaises escarpées, abris difficiles d'accès dans une mer souvent ventée parsemée de pitons .Notre maîtrise de l'art photograhique vous permettra de les découvrir (en réalité je ne suis pas un disciple de Robert Doisneau, j'utilise rarement la petite boîte noire et laisse ce soin à Élisabeth).

Cette côte est jalonnée de stations balnéaires(le terme n'est pas très exact , le bain s'y pratique peu) et après une première halte à Port Campbell nous séjournons trois jours à proximité d'Apollo Bay dans un cadre exceptionnel, en campagne sur les hauteurs notre terrasse donne sur la mer face au pôle Sud.
Demain nous reprendrons la longue route qui doit nous amener à Melbourne puis à Sydney.

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Nous venons enfin  de nous décider à prendre notre billet de retour, nous quitterons Tahiti le 17 avril.

« L'absurde religion de l'austérité »
Avant de vous quitter aujourd'hui je voudrais vous recommander la lecture d'un article de Bernard Guetta(pour Nadine Mo.: c'est le frère aîné de David, l'un des meilleurs journalistes français) intitulé « l'absurde religion de l'austérité » dans Libération du 15 février. Il dénonce bien sûr la sévère cure imposée à la Grèce mais au-delà la régression de tout ce qui est le modèle européen d'économie sociale de marché. Et il invite à ne pas se tromper de cible : l'Europe n'est pas coupable, elle n'existe pas en elle-même, elle n'est pas un pouvoir désincarné : l'instance de décision, celle qui décide de sa politique, c'est le conseil européen formé de nos grands élus nationaux, nos chefs d'État et de gouvernement. Ce sont eux les vrais maîtres de l'Europe qui nous imposent ce choix de l'austérité sauvage au nom de leur dogme libéral et des intérêts dont ils sont proches. Mais une autre politique est possible et l'Europe pourrait amorcer le rétablissement de ses comptes, de son économie, accroître sa compétitivité en impulsant de nouvelles orientations , en faisant front contre un libre échange inégal, en luttant contre le dumping fiscal en son sein, en développant des politiques industrielles communes et innovatrices etc.
l'Europe n'est pas coupable, elle pourrait être la solution, les coupables se sont nos dirigeants et il convient donc d'en tirer la leçon, voilà pourquoi je rentre!


PS: je vous avais dit vouloir promouvoir un nouveau classement des restaurants. J'aboutis à un résultat surprenant: Macdonald, Hungry Jack's et KFC obtiennent des notes maximum. Certes je n'irai pas jusqu'à goûter leur cuisine mais ils offrent en général un accès libre à Internet depuis leur parking.