La descente vers Adélaïde.
Nous avons donc opté pour une longue traversée du Centre Rouge vers le sud en voiture. À tort puisque pendant 1200 km nous n'aurons que la" platitude"(l'effet Ségolène à retardement) et la monotonie du bush. Il eût été bien préférable de prendre le train mais le Ghan ne circule qu'une fois par semaine et encore faut-il y trouver une place. Nos haltes se font donc dans les road houses , nous n'avons pas le choix mais elles offrent des conditions d'hébergement très correctes au milieu d'une nature ingrate. Quelques Grands Lacs salés asséchés expliquent l'aridité des sols et l'impossibilité de les cultiver tant la salinité est importante.P1010549              P1010546
 Dromadaire souriant

 

Faute d'en rencontrer en liberté  nous nous arrêtons à la ferme des dromadaires, grands et puissants animaux , nous nous contentons de les regarder peu attirés par une balade dans le bush par 42°; ils voisinent avec quelques alpagas ,variétés de lamas., que je croyais n'exister que dans les Andes.

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Seul le passage à Coober Pedy(l'homme blanc dans le trou) mérite d'être mentionné : un sol truffé de puits de mines et de galeries percés depuis des dizaines d'années par les chercheurs d'opales sur une cinquantaine de kilomètres ; La petite ville n'a d'intérêt que pour ses maisons troglodytiques, son église et ses hôtels percés dans la roche. Mais au lieu des 50° annoncés nous n'en aurons que 22° et commençons à trouver un climat plus agréable pour les Finistériens .

Nous ne retrouvons un paysage varié, des collines, des bois, quelques rivières qu'à 200-300 km au nord d'Adélaïde.

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Petit village "historiue" dans la vallée de Clare
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A Clare, au milieu d'une vallée viticole nous passons deux soirées dans un hôtel au coeur de la cité :  je le trouve sympathique jusqu'à la remarque particulièrement désobligeante de la femme de ménage qui me demande quel dialecte que je parle! Fait-elle allusion à mon accent anglais qui rendrait difficile la compréhension de mes propos alors que je croyais m'exprimer correctement pour les nécessités de la vie quotidienne  ou au Français que je privilégie dans les échanges avec Élisabeth? Je privilégie la seconde explication,elle blesse moins mon ego; l'orgueil national des Français en souffrira sans doute mais cela n'affecte guère le breton.

Dans les bars d'Adélaïde.

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Nous  arrivons dans la capitale de l'Australie du Sud par la route touristique après avoir traversé la Barrosa Valley, région viticole particulièrement cotée , où je verrai enfin deux kangourous sauvages.
Passons sur les difficultés à rendre notre gros véhicule : les 4x4 ne se déposent pas au centre-ville à l'adresse qui nous avait été indiqué mais dans une lointaine périphérie! Toutefois ce désagrément nous permettra de découvrir le réseau de bus de la ville.
Nous en profitons pour nous rendre au port, à une vingtaine de kilomètres du coeur de la cité, visite  sans le moindre intérêt et au sémaphore, bien plus plaisant.

Dans les bars d' Adélaïde nous recherchons vainement Jacques Bertin. Aurait-il déserté cette ville? Il est vrai que malgré ces jolies maisons anciennes préservées elle ne mérite pas plus que les trois jours que nous lui consacrons.

 

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