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Bonjour mes chers lecteurs.

Je ne vous ai pas oublié mais notre périple un peu chaotique ces derniers jours ne m'a pas permis de rédiger le blog.

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Bangkok : une ville à éviter


Nous avions choisi le train pour rejoindre la capitale. Cette option  nous avait été recommandée mais en réalité le train est lent, moins confortable que ce que nous pensions, la climatisation désagréable alors que nous avons appréciée les trajets en car.
L'arrivée par le Nord est toujours fort difficile puisque la voie traverse une longue zone encore recouverte d'eau. Même si elle n'est pas très haute actuellement elle continue de pénaliser les habitants que nous voyons rejoindre  leur demeure en barque.
Par contre le centre de la ville n'est pas touché même si les commerçants continuent à prendre des précautions : nous voyons des murs de sacs de sable encore présent ou des murets en ciment qu'il faut escalader via un escalier pour rentrer dans certaines boutiques.
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Une pollution infernale

Nous n'avons guère apprécié notre séjour : l'air de Bangkok est difficile à respirer tant la pollution y est intense et le masque ne suffit pas pour y remédier d'autant que nous ne le portons que dans les tuks tuks. Nous avons pourtant parcouru cette très grande cité dans tous les sens par les différents moyens de transport et à pied dans le vieux quartier. Le charme n'a pas opéré.
Certes la balade en bateau sur le fleuve constitue un bon moment mais la comparaison effectuée par les Thaïlandais  avec Venise me semble audacieuse !
Si vous y allez, passez vite sur la rive opposée au côté touristique : elle est bien plus calme et vous y trouverez de petits restaurants sympathiques, s'y trouve également le seul hôtel que je recommanderais : l'ibis Riverside (nous avions un hôtel à la périphérie dotée d'un certain confort mais sans le moindre attrait. Il n'avait pour lui que d'être à proximité une station de métro.

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Ma soeur ou masseur?


Un faux mouvement et une vertèbre de déplacée. Le forum de voyageurs conseille dans ce cas deux solutions : appeler l'ambassade de France qui est censée recommander de bons praticiens ou se rendre à  Wat Pho ensemble de temples réputé être le plus jolie de la ville et où se trouve une école de massage considérée comme la meilleure du pays.
Je joue la prudence et commence par appeler l'ambassade : la personne que j'ai en ligne comprends que je suis à la recherche de ma soeur qui certes se trouve actuellement dans un pays peu éloigné, la Birmanie, mais j'ai plus urgent que de tenter la voir en ce moment ! Le malentendu dissipé elle semble étonnée de ma demande et m'oriente vers l'école de massage du temple. Ils sont très bons me dit-elle.

Qu'ai-je donc à avouer ?


Heureusement nous commençons par visiter cet espace qui comporte  nombre de temples, de stupas, de statues, en particulier celle de l'immense bouddha couché. Il mérite le déplacement. Nous finissons par le lieu de massage j'explicite ma demande, semble être entendu et compris : j'ai besoin d'une manipulation pour remettre en place une vertèbre et non d'un classique massage thaïlandais. La séance de torture commence.
Il s'en prend à mon dos, à mes cuisses avec une violence que je ne soupçonnais pas !  je peine à ne pas crier tant ses doigts enfoncés dans ma chair délicate me font souffrir, je lève la main pour crier grâce mais rien n'y fait il me répond qu'il tente de me soulager. Je regarde régulièrement ma montre : je n'ai pris q'une  demi-heure refusant l'heure qu'il me proposait ,bien m'en a pris. J'en suis encore à me demander ce qu'il souhaitait me faire avouer.
Des anti inflammatoire permettront de minimiser la douleur et de reprendre sereinement le voyage.
Nous quittons Bangkok avec tous deux des maux de gorge que nous soignons encore, mais dans ce domaine nous avions pris nos précautions et la trousse de médicaments est bien fournie.

L'île de Penang            P1010126


Fin de visa  oblige nous avons donc pris l'avion pour cette île malaise. Nous venions à Penang essentiellement pour la vieille ville de Georgetown. Cette fois nous avions un hôtel au charme ancien tout proche du centre. À proximité se trouvait l'alliance française et nous avons fait la connaissance de son sympathique jeune directeur qui a tenté de m'aider dans la recherche d'un masseur kinésithérapeute avant de m'avouer qu'il n'en avait pas trouvé sur la ville.
La promenade dans la cité historique nous change des rues encombrées de Bangkok ou marcher se révèle si difficile.
Nous avions espéré rester plusieurs jours dans l'île et trouver en bord de mer un point de chute. Nous allons au-devant d'une désillusion : la côte est très urbanisée et d'immenses structures de dizaines d'étages polluent le paysage, les plages sont vides et les rares baigneurs sont habillés,la nudité des corps n'est guère prisée dans ce pays  multiculturel ou islam,bouddhisme et traditions chinoises se côtoient. Nous avons dû arriver lors d'un retour de pèlerinage islamique puisque l'aéroport était plein de femmes voilées lorsque nous y avons débarqué.
L'influence anglaise reste aussi  très forte et le colonisateur a laissé une belle empreinte sur l'île qui nous a semblé plus riche que les pays que nous venons de traverser.

À proximité de notre hôtel se trouve une petite rue avec des restaurants indiens, japonais, italien, et anglais ! Nous optons le second soir pour ce dernier et malgré l'origine géographique du patron la cuisine est excellente(je cède au cliché facile puisque ces dernières années la cuisine anglaise a fait  des progrès considérables et mes nombreux voyages outre-Manche m'ont permis de l'apprécier). Il parle  le français que sa compagne manie avec aisance;

Mais faute de trouver un hébergement agréable en bord de mer nous décidons donc de revenir plus rapidement que prévu en Thaïlande. Nous rentrons cette fois dans le pays par le sud de et bénéficions gratuitement d'un nouveau visa de 15 jours.

L'île de Ko Pha Ngan         P1010127


Il nous faudra un jour et demi de car pour atteindre Surat Thani la ville où nous embarquons. Le guide du routard  décrit une île aux paysages superbes, calme, encore relativement peu fréquenté ; il précise également qu'elle est toujours verte,luxuriante et ne craint pas la sécheresse, nous ne sommes déçus sur aucun plan. Le premier soir une arrivée tardive nous impose de dormir dans la petite capitale,  nous rejoignonsle lendemain l'hôtel que nous avons réservé : une pluie tropicale, bien plus drue que notre pluie bretonne, nous accueille! Le paysage est magnifique l'hôtel, au fond d'une crique sableuse, très confortable, et aujourd'hui nous allons pouvoir commencer à nous baigner, la plage de l'hôtel est bordée de cocotiers, de palmiers.
Nous allons auparavant rejoindre le restaurant de bord de mer et prendre l'apéritif. Les bonnes traditions ne sauraient se perdre : à votre santé!