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13 avril 2013

Lima et le Machu Picchu

Bonjour,

Nous avons retrouvé notre Bretagne, ses pluies, ses nuages et sa douce fraîcheur. Rien de comparable à ce que nous avons vécu ces derniers mois : nos pluies n'ont rien de tropicales et sont justes calibrées pour reconstituer les nappes phréatiques, les nuages évitent que nous soyons soumis à des UV trop intenses et les températures certes peu élevées n'entraîneront pas de déshydratation. Comment se fait-il donc que cet ensemble de conditions favorables ait entraîné une belle grippe à mon retour ?

 

 Le Machu Picchu

 

Il se mérite vous disais-je dans un récent courrier : un lever à trois heures du matin et un retour tardif le soir, voilà ce que doivent subir les visiteurs impromptus  qui n'ont pas effectué leur réservation des semaines à l'avance. Mais l'arrivée sur le site les récompense des efforts réalisés.

Après une dernière étape sur une route de montagne non goudronnée où les nombreux bus se croisent difficilement vous découvrirez la calme majesté et les restes forts bien conservés de la cité des Incas entre les cimes du Wayna Picchu et du Machu Picchu. Sauvage beauté et maîtrise de la nature par l'homme laissent une impression inoubliable que je peine à décrire. Les Incas avaient élaboré des constructions antisismiques, elles ont résisté au temps et témoignent aujourd'hui encore d'une civilisation avancée et sophistiquée qui ne pourra résister aux assauts des soudards espagnols. Dernier refuge des vierges du soleil le Machu Picchu saura les préserver des compagnons de Pizarro.

La cité pouvait vivre en quasi autonomie: sa zone agricole constituée de nombreuses terrasses sur les flancs de la montagne pourvoyait à la subsistance des citoyens. Les terrasses étaient conçues également pour permettre la constitution de réserves d'eau potable qui approvisionnaient les multiples fontaines de la ville.

Bien sûr je tenterai de joindre quelques photos mais je ne doute pas que vous en ayez vu de bien meilleures en parcourant la nombreuse documentation qui existe sur ce lieu.

 

Au retour nous avons rejoint une rebellion , non pas celle du Sentier lumineux qui est en voie d'extinction, mais celle des passagers du minibus privé qui nous attendait à mi-parcours. Le chauffeur dans un élan de générosité(ou de cupidité) proposa ses services à de nouveaux passagers alors que nous étions au complet et nous vîmes avec quelque inquiétude installer sur le toit bouteilles de gaz et lourds paquetages. Ces nouveaux venus n'avaient bien sûr pas de places assises et une passagère équatorienne de fort tempérament prit à partie le chauffeur s'indignant des dangers qu'il faisait courir à  tous, elle fut soutenue dans sa contestation par la grande majorité d'entre nous à tel point que le chauffeur imprudent du s'arrêter après quelques kilomètres et faire descendre ses derniers clients.

 

Le drapeau de Cusco

 

Nous étions fort surpris du nombre de drapeaux « gays » aperçus aux fenêtres des appartements, des hôtels et même des bâtiments publics. Dans un pays à la  tradition catholique bien ancrée, où la religion partout présente donne lieu à d'impressionnantes processions colorées et fleuries , où s'exprime une foi vibrante et joyeuse , je m'étonnais qu'un tel symbole fut aussi présent. Il s'accommodait  également fort mal de la croissance démographique de Cusco et les couples qui s' ébattaient sur les bancs publics ne me semblaient qu'hétérosexuels. Je fus pris d'un doute lorsqu'un soir une délégation de l'armée présenta les armes devant ce drapeau et l'explication vînt  donnée par  un guide soucieux  de la réputation de sa ville : ces couleurs sont les couleurs historiques de Cusco.

 

Lima

 

Nous avions lu des commentaires assez négatifs sur la ville. Elle nous a fort agréablement surpris.

 Lima est une ville immense, les différents quartiers sont séparés par de longues distances et le taxi se révèle souvent le mode de transport le plus simple.

Nous avions opté pour un hôtel à Miraflores, quartier moderne, à proximité du bord de mer. Il est rare dans une capitale d'Amérique latine de pouvoir longuement se promener sans risque comme nous l'avons fait ici, pour rejoindre  Barranco l'un des plus vieux barrios. Le soir nous rentrions des restaurants en terrasse de la place centrale sans inquiétude(ils servent de délicieux poissons).

Le quartier historique mérite bien plus de temps que la demi-journée que nous y avons passée: parfaitement rénové et entretenu vous y trouverez beaux bâtiments coloniaux et rues piétonnes. Il témoigne aussi de la richesse actuelle de ce pays émergeant, le développement du Pérou est en effet surprenant mais les différences restent fortes entre la province et la capitale ,Cusco malgré l'apport du tourisme apparaît bien plus pauvre. La carte électorale est d'ailleurs frappante: Lima est la seule région à avoir donné la majorité à la droite alors que l'ensemble de la province a permis l'élection du président indigène actuel,Ollanta Humala(le guerrier qui voit tout)

Nous regretterons de n'être pas restés plus longtemps dans cette ville.

 

Nos prochaines étapes seront européennes, l'Europe du Nord et les fjords norvégiens vraisemblablement puis bien sûr  les îles grecques en scooter.

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Dans les rues de Cusco                                                        Le drapeau  

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 Une maison de Barranco

Ce sera la derniere photo ce soir,le systeme refuse d'aller au delà,je n'aurais pu percer son mystère jusqu'à la fin.

Au revoir

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30 mars 2013

De Manaus à Cusco

De Manaus  à Cusco .

 

Nous avons opté pour la facilité et pris l'avion pour rejoindre Rio Branco. En fait il s'est révélé impossible de trouver un bateau avec une cabine dotée d'un minimum de confort pour rejoindre Porto Velho et nous n'avons plus l'âge de dormir dans un hamac(mais l'ai-je jamais eu ?) . Il était alors plus simple de continuer par voie aérienne vers Rio Branco.

Dans cette région d'accès encore difficile jusqu'à l'an passé nous avons eu la surprise de découvrir une ville agréable, un centre fort bien rénové, les bords du fleuve aménagé pour les promeneurs (mais les deux fleuves qui s'y rejoignent sont sujets aux débordements et l'eau peut monter très rapidement nous en avons été témoins).

 

Rio Branco

 

Après une douzaine d'années en France Robert a retrouvé sa paroisse mais n'a plus en charge que la partie urbaine, les communautés rurales en ont été détachées à son grand regret puisqu'il y passait autrefois l'essentiel de la semaine et y avait noué des amitiés fortes.(1)

 

Nous avons pu visiter en sa compagnie le parc dédié à la mémoire de Chico Mendès, ce leader des paysans sans terre assassiné par les milices des grands propriétaires à la fin des années 80. Robert nous dit l'émotion de la foule dans laquelle il se trouvait lors de son enterrement.

Le parti des travailleurs de Lula (au pouvoir depuis de nombreuses années dans l'État de l'Acre) semble y avoir réalisé un travail remarquable tant en termes de scolarisation que de développement et de décloisonnement de la province.

En fait de forêts nous voyons surtout de grands troupeaux sur de vastes pâturages. La transoceania (en réalité elle s'arrête à Porto-Velho et ne permet pas de rejoindre l'Atlantique) , goudronnée est maintenant aisément praticable ; depuis 2011 elle offre un débouché vers les ports boliviens et péruviens.

Nous l'emprunterons pour rejoindre Puerto Maldonado.Elle reste toutefois peu fréquentée, il y a deux  bus par semaine et nous étions six passagers. Une longue étape et une arrivée tardive malgré le grand pont qui permet depuis l'année dernière d'éviter le bac. À peine désenclavée cette petite ville se rénove déjà et offre des conditions d'hébergement et de restauration très honorables. Nous y resterons deux nuits.

Curieusement nous nous retrouverons  pour dîner sur la terrasse d'un petit restaurant de la grand-place à côté de Didier un Français parti il y a 14 ans pour des vacances à Cuba et qui n'est jamais revenu en France ! Depuis quatre ans il s'est installé à Puerto Maldonado et pense bientôt partir en Colombie.

Pour rejoindre Cusco nous hésitons entre la route et l'avion. Nous choisirons encore une fois l'avion, la route est longue , passe par un col à 5000 m et nous redoutons les effets de l'altitude, la suite nous prouvera qu'ils peuvent être désagréables lorsque l'on ne procède pas par paliers, ce que permet le bus.

 

 

Cusco

 

La réputation de Cusco n'est pas usurpée. La place d'armes et les églises  qui la borde sont magnifiques. Ce sont les plus anciennes d'Amérique latine, elles témoignent de la splendeur et de la richesse des temps passés. Et si nous n'avions à y subir les effets de l'altitude  notre séjour serait parfait. Se retrouver sans transition à 3300 m d'altitude provoque des troubles que je mésestimais. Les marches sont difficiles et l'essoufflement rapide d'autant que Cusco ne manque pas d'escaliers dès que l'on sort du centre historique. Comme nous y restons une semaine nous avons recours aux pilules dont nous pensions pouvoir nous passer, les feuilles de coca que nous consommons abondamment n'ont pas un effet suffisant sur nos organismes de bas-Bretons.

 

Le Machu Picchu se mérite… Nous avons failli renoncer.

 

La lecture des guides me laissait entrevoir la complexité de la découverte du site.

Le billet d'entrée ne se vend pas sur les lieux : il faut l'acheter dans les bureaux du ministère de la culture à Cusco. Le nombre de visiteurs par jour est contingenté

il faut ensuite prendre un premier bus pour un village à mi-parcours où la route s'arrête puis le train qui permet d'arriver à Aguas Calientes et enfin les moins courageux pourront prendre un bus pour monter jusqu'au site.

Sagement j'avais décidé de m'en remettre à une agence tenue par des Français  recommandée par un guide. Nous l'avons trouvé avec quelque peine dans les hauteurs de la ville pour nous entendre dire qu'elle ne pratiquait plus ce type de prestation. Le jeune homme qui nous reçoit se propose gentiment de nous conseiller et nous assure que nous pouvons facilement nous passer d'une agence et organiser nous-mêmes notre périple. Voilà un langage que j'entends bien. À tort.

Nous nous rendons donc d'abord au ministère pour acheter les billets d'entrée pour le 28(nous étions le 25). Nous les obtenons sans difficulté mais personne ne nous précise qu'il existe un deuxième contingentement que nous allons bientôt découvrir.Confiant nous allons chez Peru Rail acheté le billet de train et nous nous entendons répondre qu'il n'y a plus aucune place pour le jour où nous avons acheté nos billets d'entrée. Qu'à cela ne tienne nous faisons trois agences en fin d'après-midi et obtenons toujours la même réponse : vous n'aurez pas de place dans le train et vous perdez votre billet, il n'y a pas de  remboursement possible, le ministère le refuse. Nous pensons donc renoncer et partir pour le lac Titicaca.

Mais le lendemain matin nous décidons de ne pas en rester là et de faire une dernière tentative. Venir à Cusco sans aller au Machu Picchu nous laisserait un goût amer. Nous avions repéré une agence qui nous semblait plus sympathique  et plus compétente que les autres : nous l'avions découvert la veille en rentrant découragé à l'hôtel, une dernière tentative sans grand espoir. La responsable, sympathique et  jolie jeune femme, parlait un peu le français et avait évoqué la possibilité de négocier avec les employés du ministère un changement de date. Nous n'avions plus une écoute suffisante à ce moment-là.

Elle nous confirme la possibilité évoquée la veille et se propose de nous accompagner pour obtenir le report de date, c'est ainsi qu'au prix d'une légère pénalité nous avons maintenant un billet d'entrée pour le 1er avril. Nous prolongeons donc notre séjour à Cusco ce qui nous permet d'approfondir la découverte de la cité.

 Le Machu Picchu se mérite aussi financièrement, la journée revient à près de 200 $ par personne. Les Péruviens savent exploiter leur richesse archéologique!

 

 Nous n'irons pas au lac Titicaca qui nous avait semblé dans un premier temps une destination immanquable au Perou, mais il se trouve à 3800 m et nous ne voulions pas cumuler les effets de l'altitude(qui commence à s'atténuer il est vrai) et du froid qui règne nous dit-on dans cette région à cette époque.

Nous avions  initialement prévu de rentrer le 10 avril, nous anticipons notre retour et prendrons un vol pour la France le 5 avril à Lima.

Au revoir

 

1 : Bruno, c'est ici que ton oncle a aussi vécu et non pas à Manaus, nous avons évoqué son souvenir avec ses anciens collègues.

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 Puerto Maldonado                                                                         Sur les hauteurs de Cusco

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 Le christ noir                                                                                 Une vue tres partielle de la place d'armes

 

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 Le Christ vous bénit et bénit Cusco

 

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20 mars 2013

Manaus et la forêt

Manaus.

L'une de ces villes où il fait bon vivre. Sur la place du théâtre, le soir, il n'est pas rare de croiser un français venu en touriste et qui, séduit par l'atmosphère, n'en est plus reparti. Il vit ou vivote d'activités peu lucratives mais apprécie et n'envisage pas de revenir dans notre pays.

L'alliance française, très présente, a contribué à la diffusion de notre langue et il est fréquent que dans les bars du centre le serveur s'essaie à parler notre langue.

Nous avons pris nos habitudes : le soir sur la place  face à l'opéra, à midi nous déjeunons dans l'une des cantines du port (des poissons délicieux pour deux fois moins chères qu'en ville). Habitués maintenant des pays à pourboire obligatoire j'ai la surprise de voir le garçon me rattraper et rendre le billet que j'ai laissé sur la table. J'insiste, comprend mal, trouve-t-il insuffisant le montant ? La patronne vient nous expliquer que le service est compris dans les 10 € du déjeuner. Nous ne voudrions pas leur donner  de mauvaises habitudes...

 

PS: pour ceux d'entre vous qui redoutent les moustiques il importe de préciser que vous n'en aurez pas à Manaus. La ville se situe sur le Rio Negro, ses eaux sont acides et nous préserve des insectes volants. Ce n'est qu'à quelques kilomètres de Manaus que ses eaux se mélangent avec les eaux du Solimes pour donner l'Amazone. La rencontre des deux fleuves est d'ailleurs impressionnante : le Rio Negro coule à 2- 3 km/h et ses eaux sont bien sûrs noirs, le Solimes a des eaux jaunes et il coule à sept – 8km/h. Ils se côtoient tous deux en parallèle sur une longue distance avant de se mélanger.

 

Avant de partir en forêt je tente de retrouver Pépé,Jungle's Pépé. Il n'a pas répondu à mon mail et j'apprends qu'il se serait fait embaucher par une compagnie pétrolière et se trouverait actuellement quelque part dans la forêt entre Manaus et la frontière vénézuélienne.

 

La forêt

 

Quatre heures entre routes, fleuves, rivières et lacs pour  parvenir à notre lodge.

Nous sommes accompagnés par un jeune Japonais. Il a pris un mois de congé. Atypique dans un pays où les salariés n'ont que deux semaines de congés annuels et souvent ne les prennent pas. Il vient ici pour pêcher et il a amené son matériel sophistiqué. Il abandonnera très vite le parcours classique des touristes pour se livrer à sa passion sur une petite barque .Nous le retrouvons le soir, le matin  pêchant devant sa chambre…

 Le petit lodge est sur pilotis et peut suivre ainsi les évolutions du fleuve.

Notre jeune guide n'a certes pas les connaissances et la facilité relationnelle de pépé mais il est intéressant, a déjà exercé divers métiers, barman dans les îles vénézuéliennes, chercheur d'or en Guyane britannique et il s'apprête à partir en Suisse rejoindre son amie.

Au cours de ces quelques journées nous nous initierons aux plantes médicinales nombreuses dans la forêt; mais nous passerons l'essentiel du temps sur l'eau dans les divers bras du fleuve, les multiples anses entourés d'une végétation luxuriante peuplée de singes et d'oiseaux multicolores. De nombreux petits dauphins d'eau douce viennent se donner en spectacle à proximité  du lodge.

Cette fois j'arriverai à attraper un piranhas et n'hésiterai pas à tenir dans mes bras un petit crocodile effrayé capturé par Paolo.

Chaque jour de nouveaux clients partent et arrivent . Nous retrouvons une jeune Burundaise avec qui nous avons sympathisé à Manaus(Edmonde : la prochaine étape sera Bujumbura, à proximité du Katanga. Tu ne t'es pas trompé de beaucoup!)

Deux jeunes Israéliens bruyants et une étudiante québécoise anglophone, ça existe, occupent les autres chambres. Une jeune moscovite passe rapidement : elle consacre deux jours à l'Amazonie et s'étonne de ne pas rencontrer d'Indiens sauvages. Elle est surprise que Paolo soit vêtu de T-shirt et de jean, elle a le bon goût de le lui faire remarquer.

Le dernier jour nous ferons la connaissance d'un couple norvégien de notre âge : ils ont amené leur bouteille de rhum, nous en offre abondamment, c'est un élément qui facilite la relation et nous apprécions leur compagnie . Mais je dois l'avouer  je préfère

la capirinha de notre hôte, bien meilleure elle me fait oublier le pisco sur!

 

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L'opéra la nuit                                                               Le marché aux bananes dans le port

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Les dauphins                 

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Les deux fleuves se rejoignent                  

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Un pêcheur de crocodile

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14 mars 2013

De Buenos Aires à Manaus

Bonjour,

le dernier jour de notre croisière nous laissera un souvenir désagréable : alors que nous nous promenions à proximité du centre historique de Montevideo Élisabeth s'est fait arracher l'appareil photo qu'elle tenait en main, un cri, je me retourne, me lance à la poursuite du voleur, vaine tentative d'héroïsme ma vitesse de pointe est largement inférieure à la sienne. Puis avant de remonter sur le bateau nous nous arrêtons dans un restaurant d'apparence sympathique pour goûter la cuisine uruguayenne, il accepte un paiement en dollars ou en pesos argentins, je paie ,mais mon réflexe de banquier revient avant de quitter l'établissement :je constate que le prix convertit est le double du prix en monnaie locale! Devant ma protestation ils m'ont rendu sans sourciller la différence.

 

La main de Dieu

je n'ai pu la serrer, j'avais quitté Buenos Aires avant l'élection.

 

Les amis argentins

 

Jolie ville que cette ville italienne et sans doute pour cela. Il faut quitter les vastes boulevards et pénétrer dans les ruelles, dans les rues piétonnes des vieux quartiers, dans les passages, chez les antiquaires et dans les bars au style d'autrefois.

 

Mais nous venions aussi à Buenos Aires pour rencontrer des amis. Joël avait averti de notre passage plusieurs de ses proches argentins et nous avions reçu de multiples invitations que nous n'avons pu toutes honorer. Pachi et Tito bien sûr. Tito ancien de l'école des ponts à Paris parle un français parfait et s'occupe aujourd'hui de la régulation des médicaments,Pachi enseigne l'art moderne à l'université. Ils nous ont fait découvrir l'une des tables les plus prisée de la capitale. Je les ai sentis très distants vis-à-vis de leur présidente actuelle, loin du péronisme de gauche dont se réclamaient  d'autres membres de la famille dans les temps passés. Mais comment peut-on donc se dire péroniste et de gauche quand on connaît l'attitude du général à l'égard de sa gauche! 

Le lendemain, à notre tour nous avons invité Pachi à nous accompagner dans le delta du Tigre et à déjeuner à El Gato Blanco, une adresse qu'elle ne connaissait pas et que je vous recommande vivement, le cadre est magnifique et la cuisine excellente.

( à ne pas confondre avec El Gato Negro à Burano de bien moindre qualité)

 

Le soir nous étions invités dans la banlieue à dîner chez Anne Morel et Dante Caputo. Une superbe maison pleine de livres et de disques. Je ne les avais jamais rencontrés, le nom de Dante ne m'était pas inconnu mais je le situais parmi les experts en relations sociales. En fait il fut pendant six ans ministre des affaires étrangères d'Alfonsin dans le premier gouvernement démocratique d' après dictature, puis chargé de nombreuses missions par l'ONU et par l'OEA, il vient de terminer sa carrière après un séjour de sept ans à Washington.

Parfait francophone  il se fit un plaisir de nous donner son opinion sur ses homologues français croisés au cours de sa carrière. Opposant déterminé de Madame Chrisner il se prépare une retraite active en conservant une activité de journaliste mais il partagera son temps entre Toulouse ou Anne et lui viennent d'acheter un appartement et l'Argentine. Nous nous sommes trouvés une passion commune : le scooter, moyen idéal pour visiter le sud-ouest. J'espère avoir convaincu Dante d'acheter un X10, mais il viendra auparavant tester mon X9.

 

Les chutes d'Iguazu

Pour le long trajet  de Buenos Aires à Iguazu nous avons opté pour un voyage en "cama", les cars couchettes confortables d'Argentine, qui nous permettaient d'apprécier les paysages.

Les chutes figurent parmi les merveilles du monde et leur réputation est méritée. Quelle splendeur cette vaste étendue d'eau qui se divise en torrents multiples chevauchant des failles profondes! Un magnifique spectacle au coeur d'une forêt tropicale.

Les Argentins ont parfaitement mis en valeur leur site et nous pouvons approcher au plus près des cascades grâce à un réseau dense de passerelles. Nous passons des heures à nous promener sur les nombreux sentiers d'Iguazu.

Par contre, côté brésilien, la ville de Foz de Iguazu  ne nous inspire guère et après un bref arrêt nous décidons de nous rendre à l'aéroport et de prendre un billet pour Manaus ou nous atterrirons dans la nuit.

 Manaus

Nous voici dans la ville "de toutes les nostalgies"pour reprendre la formule de Dos Passos. Elle décrit parfaitement l'atmosphère de cette ville, l'une de mes préférées. Pleine de vie, colorée, diverse, ancrée dans le passé avec ses vieux  immeubles au charme suranné, souvent décrépis, son théâtre, son port et ses marchés où s'active une foule bigarrée, mais aussi ville moderne  bien reconvertie après le déclin du caoutchouc, elle abrite aujourd'hui  des établissements industriels et attire de nombreux travailleurs. 

Un séjour à Manaus ne se conçoit pas sans passer quelques jours  dans un lodge en forêt. Nous y serons demain.

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L'hommage à Chavez

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Le theatre de Manaus

 

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02 mars 2013

Les quarantièmes rugissent...

Les 40e rugissent…

 

Les quarantièmes rugissent ce matin, les 12 étages du Carnival tanguent, les piscines perdent les eaux et les passagers l'équilibre à l'approche du Cap Horn. Un contraste saisissant après le beau coucher de soleil d'Ushaïa hier soir.

 

La croisière m'ennuie.

 

La croisière s'amuse : tout est parfait  sur le Carnival Splendor; le personnel est attentif, aimable, souriant, stylé et efficace, nous disposons d'une grande chambre confortable avec balcon, les restaurants sont dignes des bonnes tables françaises, la cuisine élaborée et variée, des bars multiples et des attractions nombreuses permettent aux croisièristes d'occuper agréablement leur journée. Et pourtant dans ce village de 4000 personnes où l'organisation remarquable ne peut que satisfaire les seniors américains (mais les sud américains et les Canadiens francophones sont également nombreux) je ne me sens guère à l'aise. Les amis français qui m'ont dit dans leur mail combien ils avaient aimé ce périple seront surpris : la croisière m'ennuie, ce style de voyage ne me convient guère. Certes les paysages sont somptueux, magnifiques les monts enneigés et les glaciers que nous approchons dans le détroit de Magellan et le canal de Beagle mais il m'arrive de regretter d'avoir choisi le confort, de ne pas avoir à m'inquiéter de l'hôtel que je découvrirai à une heure tardive après une longue route, l'imprévu me manque dans ce monde clos où tout est pensé pour vous offrir un séjour de grande qualité.

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Les ascensores de Valparaiso                                                   L'un des glaciers du détroit de Magellan

Ce n'est pas une plainte plutôt le constat d'un retraité gâté(eux)  qui aurait dû suffisamment se connaître pour ne pas commettre cette erreur.

Je ne sais si je peux comparer les fjords norvégiens aux fjords chiliens, ils sont tous magnifiques mais je préfère le voyage vers le Cap Nord sur un navire de l'Hurtigruten qui a conservé son rôle de caboteur, s'arrête dans tous les petits ports où avec Silvio nous achetions notre pitance avant de la déguster arrosée d'une bière dans le bar panoramique du bateau.

 

Hervé : rendez-vous en juin îles Lofoten, nous n'avons pas d'élections cette année. Mais je ne sais si nous retrouverons les émotions de nos 20 ans lorsque nous descendions de Kirkeness à Bergen les routes pierreuses de la Norvège d'alors en 2cv! 

 

Punto Arenas , Puerto Montt et la mythique Ushuaïa

 

Puerto Montt n'a guère d'intérêt si ce n'est celui de nous permettre d'accéder à Internet(sur le bateau il est possible de recevoir les mails mais pas d'en expédier. Ne me demandez pas pourquoi… Il semblerait que la qualité de la Wi FI en mer ne le permette pas )

Punto Arenas par contre est une jolie ville que nous avons découvert sous le soleil. Elle a été fondée par des Croates qui constituent toujours le tiers de sa population. La visite des cimetières, lieux calmes et sereins, réserve toujours des surprises : ici ce sont les tombes de la société française à côté de celles de la société croate, de la société italienne, de la société espagnole, de la société dalmatienne et bien sûr de la société Cosmopolitaine!

 

Ushuaïa: j'avais lu des critiques  décrivant une ville de peu d'attraits. C'est faux. Elle est lovée dans un cadre magnifique, la découvrir en bateau est un plaisir, avant d'accoster il faut d'abord contourner les multiples îlots de sa baie. Entourée de monts peu élevés elle est bordée d'une longue plage et son climat semble agréable, cela nous sera confirmé. Je croyais découvrir une ville à l'activité essentiellement portuaire, tournée vers la pêche, l'exploitation du bois or il n'en est rien : ce sont des activités mineures, elle vit grâce aux industries des composants électroniques qui s'y sont installés et bien sûrs au tourisme, les rues abritent un grand nombre de magasins de souvenirs.

 En longeant le bord de mer nous apercevons une belle maison aux toits rouges: la maison d'un négociant croate du début  du siècle dernier bâti en centre-ville, démonté et reconstruit à la périphérie pour devenir le symbole de l'architecture de l'époque et le centre culturel. Nous sommes accueillis en français par un jeune homme qui rêve de découvrir l'Europe et fréquente assidûment l'alliance française d'Ushuaïa.

 

Nous arrivons à Puerto Madryn d'où je tenterai de poster ce blog. Il y a quelques années nous avons pu admirer les colonies de pingouins, d'éléphants de mer, et les baleines  à bosse qui sont l'attraction majeure de la péninsule de Valdes. Nous délaisserons donc les excursions proposées pour nous promener en ville.

Après une halte à Montevideo nous arriverons à Buenos Aires où nous attend l'asado de Pachi.

 

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La sociéte française                                                                  Pour Ranko et Georgia

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Du bateau                                                                                               Coucher de Soleil à Ushuaïa

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Un autre Finisterre                                                            Le Carnival Splendor

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Ushuaïa du pont du Splendor

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18 février 2013

Le Chili de l'ami Belisario

Bonjour,

Nous sommes actuellement sur le port de Valparaiso d'où nous partirons le 20 pour Buenos Aires. Nous avons finalement choisi la croisière pour découvrir les fjords du Sud et remonter la côte argentine.

Valparaiso est en deuil : un grave incendie vient de détruire 150 maisons.

 

Le Chili

Nous avons été magnifiquement accueillis par l'ami Belisario. Nous ne nous étions pas revus depuis plus de 30 ans, l'époque où il  faisait sa thèse de géomorphologie du littoral sous la direction d'André Guilcher à Brest.

Mais il était resté très proche de mon frère  géographe, Joël. Nous avons passé deux soirées a évoqué l'actualité chilienne et de vieux souvenirs dans le jardin, sous la treille appréciant son jus de raisin  fermenté,généreux , agrémenté de quelques bulles. Et les temps passés remontaient vite à la surface d'autant que Belisario avait conservé les photos de ces années brestoises et en particulier celles de son passage à Garen Dero , la maison de mon arrière-grand-mère (J'espère que d'autres parmi vous ont conservé de ce lieu un agréable souvenir).

 

Une anecdote : Joël chante l'Internationale à l'institut de géographie

 Viscéralement anticommuniste Belisario avait accueilli sans déplaisir le coup d'état de Pinochet  tant il  redoutait l'instauration d'une dictature communiste et rejetait Allende (nous avons eu quelques  Échanges sur Cuba…) .

Professeur à la faculté catholique il était régulièrement l'invité des militaires à l'institut de géographie (qui est au Chili une émanation de l'armée). Ils lui demandèrent un jour d'organiser un colloque consacré à la pêche littorale et de choisir un intervenant.Il recommanda le meilleur dans cette spécialité, le docteur Le Bail. L'exposé fut apprécié et tout se passa fort bien jusqu'au dîner. Là, Belisario assis à côté du général directeur de l'institut entendit s'élever une voix de stentor qui entonnait un chant banni par les militaires : Joël chantait l'international. Notre ami chlien passa sous la table mais ne put éviter les questions du général sur l'étrange comportement de son invité français… Il ne fut plus jamais convié par l'armée mais il resta l'ami de Joël.

 Les Chicago Boys

Aujourd'hui  Belisario ne renie pas ses options idéologiques d'antan tout en condamnant les crimes des dictatures quelque soit leur nature ;il subit les conséquences du « modèle chilien » et doit retarder au maximum son départ à la retraite (nous avons le même âge), son fonds de pension ne lui versera que 30 % de son salaire actuel. Insuffisant pour vivre dans ce pays où la vie est très chère. Pinochet a ouvert la porte du Chili à l'école ultralibérale de Milton Friedman et à ses Chicago Boys. Certes le développement du pays fut assez rapide mais les inégalités sociales se sont aussi considérablement accrues. La pauvreté est le lot d'une partie importante de la population et il semblerait que Michelle Bachelet n'est corrigée qu'à la marge les injustices du système en particulier dans le domaine de la santé et de la retraite, ce que nous confirmera également notre autre ami Joachim, militant lui de la gauche chilienne.

Nous fîmes l' expérience de ces coûts élevés : voulons comme traditionnellement réserver une voiture chez hertz, nous nous sommes vus proposer un véhicule bas de gamme pour quatre fois le prix que nous payions aux États-Unis où nous disposions d'un modèle récent ,confortable et spacieux qui nous a permis de traverser les USA dans de bonnes conditions. Après quelques  péripéties nous nous sommes repliés chez Alamo où nous avons loué un véhicule archaïque et sans climatisation pour un prix encore deux fois supérieur à celui des states.

 

Les anars de droite

j'ai qualifié Belisario d' anar de droite, un pléonasme, et me suis souvenu que j'avais employé le même terme pour Briec Bounoure (je ne sais si le rapprochement est pertinent l'un est généreux,l'autre a d'abord le sens des affaires). Vous vous rappelez de ce jeune prof de philo lors de nos premières années de faculté? J'étais allé interrompre son cours en 68 et n'imaginais pas de le  retrouver à de multiples reprises ensuite au cours de ma carrière. Briec aspirait à devenir maître de conférences, il lui fut préféré un de ses collègues, dont je ne veux pas citer le nom. Je ne doute pas que les influences politiques jouèrent un certain rôle dans ce choix. L' un était réputé de droite, l'autre avait fait le bon choix du SNES SUP, quelle erreur, la suite le prouva, mais comment pouvions-nous imaginer ce qu'était réellement le "gentil" enseignant choisit?Briec, fort déçu, tout en conservant des cours dans de multiples institutions s'orienta vers d'autres activités bien plus rémunératrices il est vrai (l'amour des dames à un prix c'est un point commun avec Belisario,) c'est ainsi qu'il montât un cabinet conseil en recrutement puis devint le directeur général du groupe Doux. L'échec universitaire fut peut-être une chance.

 

La première fois que je retrouvais Briec Bounoure ce fut pour un recrutement, la seconde fois il présidait mon jury d'examen j'avoue avoir un moment craint qui n'ait gardé un fort mauvais souvenir de notre première rencontre, il n'en fut rien et je n'ai eu qu'à me féliciter de sa présence en ces deux occasions. Nous avions pris l'habitude de déjeuner ensemble dans je ne sais quel cercle une fois l'an, nous n'étions pas vraiment amis et ses sarcasmes à l'encontre du banquier que j'étais devenu m'agaçais parfois mais nous ne nous détestions pas.

 Connaissant cette relation mon ami Pascal vient un jour me dire"Jean-Paul, nous allons de conflit en conflit chez Doux. Une telle situation est néfaste pour les salariés et pour le groupe, il nous faut tenter de trouver un mode de relation plus constructif"et c'est ainsi que j'organisais un déjeuner au restaurant de réception du crédit mutuel de Bretagne. Je l'avais voulu discret(il ne l'est plus) et n'avais donc pas  respecté la règle qui voulait que nous donnions le nom de nos invités et leurs fonctions. Notre directeur général qui y déjeunait le même jour ne manqua pas de venir saluer Briec qu'il connaissait bien et Pascal dont il n'ignorait pas la fonction. Je dus naturellement fournir quelques explications sur ce déjeuner entre le directeur général de Doux et le secrétaire général de la CFDT. Mais à l'époque notre banque acceptait(tolérait ?) que l'un de ses cadres se comporte ainsi. Je l'ai aimé cette banque!

  Le deal conclu entre Briec et Pascal  ce jour-là dura quelques années… 

Aujourd'hui Briec vole de ses propres ailes et a repris une conserverie qui marche fort bien dans le Sud Finistère, le groupe Doux lui est en perdition. Mais que vient donc faire Briec Bounoure dans ce blog?

 Joachim l'exilé

Nous nous dirigeons vers le nord, espérant, pourquoi pas, atteindre le désert de l'Atacama à 2000 km de Santiago. Mais je peinais à rouler vite dans le petit engin qui m'avait été confié et le premier soir nous nous sommes donc arrêtés chez Joachim à Los Villos, petite station balnéaire à seulement 200 km de la capitale.

Joachim a une tout autre histoire que Belisario: étudiant en anglais lors du coup d'état il fut arrêté et torturé  avant d'être condamné, banni de son pays et expulsé vers la France où il a vécu 31ans; à la mort de son père il y a quelques mois il est venu reprendre le petit hôtel de charme de la famille, mais ces enfants étant restés en France il n'a pas rompu avec Paris et effectue quelques allers-retours.

 Vicuna

Nous voulions nous rendre à Vicuna et Joachim nous précisa bien d'éviter la route impraticable qui nous semblait pittoresque par l'intérieur. Bien sûr voulant voir quelques villages et persuadés que nous retrouverions la grande route aisément nous nous retrouvâmes après une trentaine de kilomètres sur une belle petite route bitumée serpentant entre les monts couverts de vignes avant de déboucher sur une piste mais comme il était indiqué " travaux sur 9 km" nous pensions pouvoir prendre le risque. En fait nous n'avons jamais retrouvé de route. À mi-parcours à Huartado l'hacienda – hôtel n'avait plus d'aucune chambre, il était déjà 19h30 et il nous restait encore 50 km à parcourir sur cette piste où dépasser les 20 kilomètres heures relevait de l'exploit.

Nous avons donc continué slalomant entre les gros cailloux, les trous, montant les cols puis les descendant, longeant les précipices dans le jour déclinant. À chaque col passé nous espérions  voir les lumières de Vicuna nous demandant quand le véhicule allait rendre l'âme. Comment se faisait-il que cette ville soit aussi loin? Enfin à la une nuit tombée nous arrivâmes. Que croyez-vous qu'il advint? La vaillante petite voiture avait des ressources insoupçonnées mais les humains demandèrent grâce et ne lui en furent pas reconnaissants, ils décidèrent d'arrêter la leur périple vers le nord et de la rendre avant le terme prévu.

Nous restâmes deux jours à Vicuna dans une  sympathique maison d'hôte et prîmes le temps  d'aller un soir à l'observatoire d'Éric . Les observatoires ont fleuri dans la montagne qui domine la ville: l'absence de pollution, la grande clarté du ciel en font un lieu privilégié pour l'observation des étoiles.

 Je n'avais jamais vu un tel spectacle, la Voie lactée et toutes  ces étoiles qui apparaissaient progressivement et que nous pouvions observer au travers du télescope puissant accompagné par le commentaire savant d'Éric(en français bien sûr), je découvris la Croix du Sud, les nuages de Magellan, la supernova en pleine décomposition et combien d'autres dont j'ignorais  l'existence. Les quelques autres spectateurs étaient des connaisseurs qui avaient choisi leur soir en fonction de la lune. Il faudra que j'incite Joan à faire le voyage, sa lunette à Landerneau dans le ciel brouillé de notre Bretagne ne lui permet certainement pas d'éprouver les mêmes sensations(Joan: un excellent banquier la tête dans les étoiles ça existe)

À défaut de dîner au club radical, le lieu traditionnel de rassemblement des maçons républicains et des pompiers(les trois vont de pair bien sûr) réputé la meilleure table des petites villes chiliennes nous avons découvert le club social, sa table et ses vins de fort bonne qualité. Je ne sais ce qui lui a valu la dénomination de social, sauf peut-être la sociabilité engendrée naturellement par les crus que l'on y déguste.

 Nous avons repris la route de Santiago en nous accordant deux jours de repos supplémentaires chez Joachim. Après avoir rendu la voiture et déjeuner une dernière fois avec Belisario nous avons sagement  pris un car pour Valparaiso.

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                        L' incendie à Valparaiso                                                          Que sont nos cheveux devenus?                                                  

                        

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 Partout de la vigne dans les vallées

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 Il est interdit aux pélicans de se baigner en état d'ébriété......

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 Notre route de montagne                                                                                                        Les baigneurs, le soir, dans le port de Valparaiso

 

 

 

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06 février 2013

Le dîner de gala des retraités

Le dîner de gala des retraités

Les impondérables du voyage m'amènent à vous faire parvenir une nouvelle correspondance avant de quitter les États-Unis.

Après avoir quitté Fort Walton et prit de petites routes longeant la côte bordée souvent de jolis bungalows mais aussi comme à Panama City de longues barres d' immeubles nous avons pris la direction du Nord. Nous avions le temps et un panneau indiquant un restaurant et des cabines au bord d'un lac nous entraîna dans un site inattendu. Nous désespérions d'arriver dans un lieu civilisé et nous nous apprêtions à revenir sur nos pas lorsqu'au cœur d'une forêt de sapins, au bord d'une vaste étendue d'eau, nous  aperçûmes un bâtiment et quelques cabanes.

L'hôtesse et le manager furent quelque peu surpris de voir débarquer des français mais répondirent favorablement à notre demande d'hébergement et nous interrogèrent longuement sur notre périple. Comme nous leur demandions de nous indiquer un lieu de restauration ils nous invitèrent à rester dîner sur place le soir.

Nous n'avions pas tout compris. Dans ce lieu que nous croyions désert nous nous sommes retrouvés dans une salle de restaurant comble  : c'était la soirée de gala des retraités de la région…Le président nous invita à prendre place à sa droite. Le discours d'accueil nous fut consacré et je compris mieux pourquoi le directeur avait insisté pour connaître les détails de notre voyage.

Le président, ancien officier de l'aviation , fort digne et de tenue élégante était aussi le représentant local de l'AARP, le puissant lobby des retraités américains ( je me suis souvenu d'avoir été convié à l'ambassade américaine par cette association il y a quelque temps, alors qu'elle espérait faire des émules en France. Mais je ne me sentais pas l'âme d'un lobbyiste retraité). Il me fit la conversation pendant tout le repas, me montra la photo de son avion personnel sur lequel il volait toujours et rendit hommage à l'action de l'armée française au Mali et à notre président Jacques Chirac… devant mon froncement de sourcils il se reprit.. Sarkozy, je le remerciais et lui dis que nous avions en effet actuellement un excellent président, François Hollande, qui méritait pleinement son hommage. Pendant ce temps sa femme, Margo(sans t) me caressait le dos, aurais-je conservé quelques charmes aux yeux des septuagénaires américaines ?

Bien sûr nous ne pouvions nous éclipser comme je l'avais prévu avant la fin du dîner mais la chanteuse pleine d'énergie et dotée d'une fort belle voix avait un talent certain. La soirée fut agréable.

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04 février 2013

La Nouvelle-Orléans, la côte sud: Alabama, Mississippi, Floride.

La côte sud des États-Unis

 

Pour rompre la monotonie de la longue route vers Atlanta nous avions donc décidé de passer par la Nouvelle-Orléans et de prendre la route des écoliers pour la rejoindre. C'est ainsi que nous avons pu découvrir une région parsemée de lacs avant d'aborder les bayous et les zones irriguées par le Mississippi et ses affluents. Nous n'avons pas regretté cet itinéraire et découvert de forts belles maisons, parfois sur pilotis, toujours entourées d'eau,il nous a permit de mieux compris les dégâts que pouvait provoquer ici les ouragans.

 

La Nouvelle-Orléans.

 

Nous avions eu la chance de pouvoir réserver un hôtel de charme dans le" French Quarter", la chambre donnait sur un jardin clos avec une piscine bien sûre fort utile en cette fin du mois de janvier. Certains dénonceront  le côté factice de ce quartier que nous avons trouvé pour notre part fort agréable avec ses jolies maisons, ses rues vivantes et la musique partout présente..Comme ses policiers  à pied,  sur  deux  grosses roues électriques,à scooter, à moto,à cheval et parfois en voiture. Ils m'ont semblé faire parti du paysage et du folklore local dans leur costume seyant.

Malheureusement le Super Bowl et la proximité du Mardi Gras saturaient le parc hôtelier et notre séjour a été trop bref, il nous fut bien proposé de conserver notre chambre mais à un prix quadruple de celui que nous avions payé. Mis à part les noms , la présence du marché français et l'élégance générale du quartier, l'influence de notre pays  semble  être très ténue actuellement et notre langue ignorée: certes les rues portent encore les noms de nos villes mais n'essayez surtout pas de les prononcer avec notre accent vous ne seriez pas compris!

 

La route côtière

Puisque nous avions choisi la route des écoliers pourquoi ne pas découvrir la côte sud de la Louisiane, du Mississippi et de l'Alabama? Côte au demeurant fort réduite pour ces deux derniers états.

Nous sommes impressionnés par les grandes infrastructures routières, les ponts souvent très longs qui enjambent les étendues d'eau et les plages immenses de sable blanc qui doivent engendrer un certain ennui lorsqu'on y passe de trop longues vacances. Par contre nous peinons à trouver "l'hôtel sympathique  avec vue sur la mer dans le petit village à l'environnement agréable" que nous aimons. Nous nous replierons donc sur les motels certes confortables,fonctionnels  et même dotés parfois (à Biloxi) d'une grande baie panoramique donnant sur l'océan.

Persévérant nous avons atteint la Floride et enfin trouvé à Fort Walton , après avoir pris des petites routes puis longé en bord de mer nombre de résidences hôtelières, un lieu sympathique, une chambre donnant sur la lagune ensoleillée. Nous y faisons halte et je peux ainsi consacrer quelques heures aux recherches que je m'étais promis d'effectuer sur les églises américaines (je n'emploie plus le mot secte depuis le jour lointain où Bernard Besret m'a repris alors que nous déjeunions en son abbaye de Boquen avec des représentants d'une église américaine que je  choquais visiblement en employant ce terme. Mes amis d'autrefois et de toujours vous rappelez-vous l'époque où Bernard nous avait confié la remise en ordre de la bibliothèque de l'abbaye? Savez-vous que quelques années après la période difficile qui suivit son exclusion de la communauté(et nous étions nombreux présents à ses côtés à ce moment en témoignage d'amitié) il s'est retrouvé à la direction adjointe de la Cité des Sciences, il partage son temps entre Paris et la Chine dont la spiritualité l'a séduit après sa rupture avec l'église catholique. Nous avons été voisins pendant un certain temps, j'ai trouvé un de ses livres laissé par le précédent propriétaire dans mon appartement de Belleville.) 

 

La profusion des églises américaines

 

Historien je ne peux manquer de penser qu'elles trouvent toutes leurs fondements dans une histoire complexe née d'interprétations diverses , parfois subtiles des dogmes chrétiens qui mirent longtemps à se figer au travers de multiples conciles. Les étudier est toujours pour moi source d'étonnement et d'interrogations mais je dois avouer que les hérésies(1) des premiers temps m'apparaissent beaucoup plus riches que celles d'aujourd'hui quand je vois les bapistes se replier trop souvent sur une interprétation purement littérale et étroite des textes.

 (1)   Hérésie par rapport au dogme catholique, c'est bien sûr un terme fort mal choisi pour les différentes obédiences protestantes.

L'étude des hérésies

 

Voilà une tache que je propose aux retraités désœuvrés: elle est sans fin tant les nuances sont nombreuses et les subtilités parfois difficiles à saisir. 

Il y a une quinzaine d'années je m'étais inscrit au séminaire de Notre Histoire consacré aux hérésies tant je peinais à comprendre que l'on  ce soit étripé autrefois à Alexandrie et Antioche sur la nature plus ou moins divine du Christ, est-il pleinement Dieu ,consubstantiel au père ou sa  nature humaine l'emporte-t-elle ? Entre les monophysites, disciples d'Arius et les trinitaires qui finirent par l'emporter les querelles furent sanglantes.(L'église syriaque orthodoxe et les Unitariens développent aujourd'hui me semble-t-il des thèses proches d'Arius).

L'autre grande hérésie d'autrefois,le Nestorianisme vit toujours au sein de l'église apostolique assyrienne, et comment oublier que Nestor fut le grand propagateur au travers de la route de la soie de la foi chrétienne en Mongolie et en Chine? Mes voyages récents m'ont fait m'en souvenir.

 J'ai plus de sympathie pour Nestor d'Antioche ,vous l'aurez compris , que pour Cyrille d'Alexandrie, soutenu par l'empereur pour une très prosaïque raison, le blé d'Égypte lui était indispensable, et si le concile d'Ephèse ne l'avait pas condamné son interprétation serait aujourd'hui dominante dans l'église. Mais tout ceci est en passe d'avoir une fin heureuse puisque Jean-Paul II au travers de la déclaration christologie commune a contribué à rassembler les deux familles, il a fallu plus de 15 siècles pour le faire! Nos théologiens actuels doivent être encore plus subtiles que ceux des temps anciens. Et je me souviens de ce moine de l'église apostolique d'Arménie installé en terre catholique sur l'une des îles vénitiennes qui m'expliquait que catholique, apostolique et orthodoxe avait la même signification.(Le lien : les Arméniens et les nestoriens installés dans les mêmes régions de Turquie ont souffert des mêmes persécutions)

 Et ce matin je me suis retrouvé en Pologne, sans doute par l'intermédiaire d'un lien avec les vieux catholiques, pour découvrir l'existence de l'église  Mariavite fondée par Feliska Kozlowka, créatrice d'un ordre religieux de femmes selon la règle de Saint-Claire à la fin du 19e avant que ses fidèles ne se fassent exclure de l'église catholique, apostolique et romaine, mais là aussi Jean-Paul II le Polonais a permis la réconciliation…

 

Peut-être vous ai-je importuné, je ne sais si vous avez eu le courage de me lire mais il m'arrive de penser que malgré mes nombreuses dénégations et mon athéisme radical la curieuse attirance que j'éprouve pour l'histoire de l'église et les courants de pensée qui la traverse témoignent d'une certaine influence de ses thèses sur mes réflexions et mes positions  y compris lorsque j'aborde nos problèmes d'actualité en France. Je préfère croire qu'elles sont d'abord dues à la lecture de Sylviane Agacinski qui ne peut être taxé de conservatisme, je vous invite à la lire et à découvrir ses arguments, ils ne peuvent être balayés aisément.Les discours unilatéraux que j'entends trop souvent dans mon entourage au nom du sens de l'histoire ou d'une pseudo égalité(récusé bien sûr lorsque l'on parle de GPA), m'agacent.

 L'histoire a-t-elle vraiment un sens? Rassurez-vous je ne vais pas vous infliger la dissertation de mon bac philo en 64, au siècle dernier! ! 

 Prochain rendez-vous au Chili. Nous nous envolons mercredi d'Atlanta.

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 Les policiers

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                                                                                Notre hôtel à la Nouvelle-Orléans

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              La Nouvelle-Orléans                                                   De notre balcon à Fort Walton

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                                                                                                             Tanguy :" Robert" tractant une caravane   

 

 

            

 

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28 janvier 2013

Les États-Unis

La traversée des États-Unis..

 

L'arrivée fut longue et pénible : l'aéroport de Tokyo était paralysé par la neige. Mais nous avons apprécié l'efficacité d'American Airlines qui nous avait bien reprogrammé l'ensemble de nos vols.

San Francisco nous fit le plaisir de nous accueillir par un beau soleil qui dura les quatre jours de notre séjour.. Nous avons donc  sillonné la ville dans tous les sens à pied, en bus, et bien sûr en cable car. Élisabeth fut légèrement surprise de se faire accueillir à Castro par un beau mâle dénudé, la fraîcheur de l'air ne l'avait pas empêché d'exhiber tous ses atouts; quant à moi je me souvins du sourire ironique de Morvan lors de mon premier passage dans le quartier alors que je lui demandais à quel pays pouvais donc appartenir ce drapeau que je voyais à toutes les fenêtres et qu' il me  l'répondit "à la planète gay",l'iinnocence de son père l'avait surpris.

Mais à Castro nous avons préféré Mission, le quartier Espagnol au point d'y revenir le soir dîner d'une paella et de sangria . 

Le charme de San Francisco est indéniable, il émane de son front mer, de sa baie,du Golden Gate et de la diversité de ses quartiers.

 

La Napa et Bodega baie

 

A mon sens il n'est pas indispensable de parcourir la Napa à moins de vouloir  participer à une dégustation à Sonoma (ce que nous ne pouvions évités cela va de soi), par contre les amateurs d'Hitchcock devront absolument passer une nuit à Bodega Baie, Nuit d'épouvante bien sûr lorsque les oiseaux viendront frapper  à la fenêtre de votre chambre.

 

Les lions et éléphants de mer

 

Nous descendrons vers le sud par Monterey où nous ne prendrons malheureusement pas le temps de voir l'aquarium réputé sans rival. Nous nous arrêtons à Carmel et même si les dernières prestations de Clint Eastwood sont décevantes les plages de la cité restent belles!

Sur la côte nous trouverons d'immenses colonies de lions et d'éléphants de mer qui par dizaines de milliers viennent se dorer sur les plages de sable, ils ont trouvé leur Saint Trop.

 

Nous ferons une halte dans un joli petit village,bridgecrest.

 

La Death Valley et Las Vegas.

Deux passages obligés tous les touristes de Californie et du Nevada

 

En cette saison nous ne risquons pas  la déshydratation dans la Death Valley, c'est sans doute le meilleur moment pour la visiter. Des paysages étranges et magnifiques mais ce sera une constante jusqu'au canyon de Chelly. 

 

Même pour les non-amateurs de jeu le spectacle de Las Vegas la nuit est hallucinant. Les casinos illuminés,les enseignes clignotantes de toutes les couleurs, la musique partout présente voilà qui ne manque pas d'impressionner le petit européen peu habitué à la démesure américaine. Pourtant notre continent est bien présent à Las Vegas, le lendemain nous visiterons en une matinée chargée Paris, Rome et Venise . L'Italie a beaucoup inspiré l'empire des jeux, serait ce là le signe de l'influence de la mafia ?

Le Bellagio,le Caesar et Venise nous permettrons de parcourir les principales artères de Rome, de voir le Colisée, la fontaine de Trévi puis le palais des Doges et la place Saint-Marc , le Rialto et le Grand Canal où nous est proposé un tour en gondole..  Pourquoi donc venir en Europe ?

Mais j' avoue préféré, et de très loin, les originaux à cet univers factice. 

 

S'il vous arrive de passer dans cette ville je vous recommande le Travellodge, en plein centre,à proximité du Paris,en face du Bellagio.

 

 

Le Grand Canyon,Monument Valley et le Canyon de Chelly

 

Il faisait froid ce matin-là sur le grand canyon, la neige rendait encore plus majestueuse cette étonnante formation géologique que le Colorado d'aujourd'hui ne pourrait assurément pas reproduire(il est vrai que les hommes ont largement contribué à amoindrir son débit en construisant en amont un grand barrage pour irriguer les terres de la région et ne plus laisser aux Mexicains qu'un filet d'eau). Quels phénomènes physiques ont donc pu engendrer une telle coupure dans la roche? J'avoue que les explications, en anglais, ne m'ont pas permis de tout comprendre, il faudra que je me replonge dans un ouvrage de géomorphologie. L'après-midi la brume était si dense qu'elle ne permettait pas d'apercevoir l'autre rive.

À monument Valley vous retrouverez les paysages des films de John Ford et pourrez revivre sur les pistes en terre les chevauchées de John Wayne(en voiture il faut avoir de bons amortisseurs pour les emprunter )

Mais je préfère le canyon de Chelly où les Navajos se réfugièrent  dans des grottes qu'ils croyaient inaccessibles à mi pente, où ils construisirent sur les plates-formes des maisons de terre encore visibles aujourd'hui. Peut-être est-ce le souvenir de mes lectures de jeunesse, des bandes dessinées où cette brute de Kit Carson poursuivait et  anéantissait les Indiens dans ce canyon qui me fait éprouver une certaine tendresse pour ce lieu.

 

Santa Fe et le Sud

 

Un bijou et il s'en vend beaucoup dans cette petite ville de caractère, elle a conservé beaucoup de cachet et ce n'est pas fréquent dans cette partie des États-Unis. Certes elle vit essentiellement du tourisme mais cela ne nuit pas à l'agrément de Santa Fe. Nous participerons d'ailleurs à la croissance du chiffre d'affaires de ses magasins.

Arrivés là nous nous sommes interrogés sur la suite de notre périple, considérant que la route directe vers Atlanta n'était pas assez longue nous avons décidé de faire un « petit » détour par la Nouvelle-Orléans. Nous voici donc ce soir au Texas dans un village de" born again" où les croix sont partout présentes, les slogans sur le sauveur, la nécessité de se repentir car la fin est proche, où Dieu nous bénit à l'entrée de notre hôtel, où il nous est demandé si nous connaissons Jésus, mais comme je n'ai pas été présenté à ce Monsieur j'ai le sentiment d'être un intrus, nous fuirons à l'aube demain matin.

 

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Le cable car                                                                   Le Golden Gate

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La plage des lions de mer,leur Saint Trop...                      La Death Valley                                                         

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Devinez

 

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      Le Grand Canyon

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Monument Valley

 

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Le Canyon de Chelly

 

 

 

 

     

 

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12 janvier 2013

La baie d'Along et toujours Hanoi

Bonjour,

Nous sommes à nouveau à Hanoi d'où nous embarquons demain soir pour San Francisco. Cette ville est certainement l'une des plus jolies d'Asie.

Nous venons d'effectuer la partie « voyage organisé  en famille" de notre périple. Nous avions un guide extrêmement agréable, compétent et sympathique, il m'amène à nuancer le jugement quelque peu brutal que j'avais formulé précédemment sur ses compatriotes.

 

La baie d'Along

 

L'une des  merveilles du monde, sa réputation n'est pas usurpée, l'éloge ne vient pas facilement sous ma plume mais cette mer parsemée de nombreux pitons calcaires boisés est somptueuse. Les plus grands de ces reliefs calcaires abritent d'immenses grottes facilement accessibles, je n'en avais jamais vu de semblables.

Nous passerons tous les six une nuit sur le bateau privé que nous avait réservé Annie et Claude, nous n'étions certes pas les seuls sur l'eau ce soir-là pourtant la présence de nombreux voisins sur ce vaste espace ne nuisait guère à la sérénité du lieu.

 

Le lendemain sera consacré à ce que les Vietnamiens appellent la baie d'Along terrestre, à deux heures de route de la baie maritime. Peut-être moins impressionnante que cette dernière elle ne manque pourtant pas de charme. Nous la découvrirons à bord d'une pirogue qui serpente sur une rivière entourée de collines  qu'il lui arrive de traverser : elle y a creusé au fil du temps de longs tunnels, Lestari ne peut cacher son inquiétude lorsque nous les empruntons.

 

Nous ne pouvions éviter bien sûr de visiter quelques pagodes mais les choix étaient judicieux et nous avons pu voir des édifices anciens de belle architecture.

 

Hanoi

 

il était prévu dans notre prestation une découverte de la ville et nous sommes donc retournés au mausolée d'ho Chi Minh que nous n'avions vu que de l'extérieur la première fois. Le père de la réunification continue à bénéficier d'un grand respect de la part des Vietnamiens qui lui vouent un véritable culte(dans une pagode nous avons d'ailleurs aperçu son buste vénéré comme celui de bouddha). Des gardes en  tenue d'apparat sont partout présents. Pour accéder au cercueil et à la dépouille momifiée il faut faire preuve de discipline : se mettre en rang, ne pas avoir les mains dans les poches et surtout interrompre toute conversation, le silence s'impose. Ce fut un moment extrêmement pénible pour Élisabeth .

Le musée d'ethnographie est aussi riche que celui d'Oulan-Bator. Toutes les ethnies du pays y ont leur place. Leurs costumes et instruments de musique sont exposés, leur histoire retracée.

Nous terminerons notre visite guidée d'Hanoi par le temple de la littérature, symbole de la ville. Créé en 1030, il était à l'origine une université chargée de former les mandarins, la future élite de l'administration impériale. Il abrite en son sein le temple de Confucius, le sage misogyne dont la doctrine conservatrice servie de base à la construction de la société vietnamienne pendant des siècles. La prééminence de l'homme est affirmée et la femme réduite à la portion congrue pourtant nombre de jeunes filles vienne s'incliner devant son buste.. Allez comprendre!

 

Nous avons bien sûr découvert quelques petits restaurants qui proposent une excellente cuisine vietnamienne que nous accompagnons en règle générale d'un dalat, rouge ou blanc, le cru local parfaitement buvable, le seul à ne pas subir une taxation qui rend les vins étrangers inabordables.

 

En ce moment je passe l'essentiel de mon temps à organiser la partie brésilienne du voyage. Rio Branco, capitale de l'Acre où  nous devons retrouver Robert est un bout du monde à la frontière bolivienne et péruvienne. Nous avons finalement trouvé une solution qui devrait être possible de mettre en application: nous nous rendrons d'abord à Manaus où nous devrions être à la mi-mars puis remonterons le fleuve jusqu'à Porto Velho(la transamazonienne n'est pas praticable sur cette partie du parcours) avant de rejoindre Rio Branco par la route. Nous venons de découvrir que l'inter océanica peut désormais être emprunté sans grand risque . Son parcours depuis Porto Velho est exactement celui que nous souhaitions effectuer puisqu'il nous permettra d'atteindre Lima en passant par Cusco et donc de visiter le Machu Picchu.

Il reste toutefois un problème : aurons-nous vraiment le temps pour effectuer  à notre rythme cette dernière partie de notre voyage?

 

Devant les piètres résultats antérieurs je renonce cette fois à tenter d'intégrer les photos dans le texte. Vous les trouverez donc ci-après.

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La baie d'Along                                                          Une grotte

 

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Boudha en majesté                                                                     Boudha enfant

 

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Le résultat d'une vie d'ascèse                                     Confucius

 

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Deux bonzes supérieurs militent pour le mariage homosexuel

 

 

 

Posté par lochossian à 13:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]



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